Edito

Les Napoleons, je me souviens

Aux Napoleons, nous aimons multiplier les regards et partager les émotions. C’est pour cette raison que nous avons décidé de confier à Lisa Vignoli, la rédaction d’une chronique Napoléonienne faite de ses impressions pendant sa participation au Sommet d’Arles 2018.

Lisa est une personnalité singulière, auteure remarquable, journaliste, et femme engagée. Elle a accepté de poser son regard, et ses mots, sur cette huitième éditions des Napoleons à travers un exercice qu’elle affectionne particulièrement, un exercice d’écriture fait d’un mélange de détail et d’essentiel.

C’est ce moment où la ville a gardé son rythme d’été. Fin août, pas encore septembre. Dans mon quartier, tout est un peu plus lent, un peu plus joli que d’habitude sous la lumière. Ma porte d’entrée a fière allure et ouvrir la boîte aux lettres est presque un plaisir (comme toutes ces choses que j’ai perdu l’habitude de faire en vacances).

Demain ce sera fini. Et tout ce qui se trouve dans le petit tiroir à clé ne sera que papiers, tiers provisionnel (le dernier de toute la vie, qui sait) et ennui. Par bonheur, il y a une carte postale. On n’en envoie plus. On n’en reçoit plus non plus. Fair enough. Elle est signée Les Napoleons. « Thank you From Arles ». Et instantanément, elle me rappelle d’où je viens et que c’est là-bas (ou presque) que mon été a commencé. En la découvrant -noire dentelée- me remerciant -comme tout le monde- de ma présence, je me suis souvenue de tout.

Je me souviens de ce départ en train affrété rien que pour nous. Une nuée de gens tous tendus vers un même but : le quai du bout de la gare de Lyon. Un air de colo et personne à qui dire au revoir : nous partions tous ensemble vers le Sud. A l’intérieur, très vite, le ton était donné. Dans les allées et entre les fauteuils un groupe joue « Stand by me » au violon. Quelques esprits légers s’amusent : « Oh génial, il y a des tziganes ! » Les gens rient. Je trouve ça assez émouvant en fait, mais je ne dis rien.

« Est-ce qu’on peut avoir Abba après ? » demandent-ils, comme à un mariage.

Dans les « carrés » pour parler comme la SNCF, les groupes se créent. Par affinité et réseau interposé. On m’ajoute à un groupe What’s app -informel mais si drôle- qui nous permettra de nous donner rendez-vous dans les ruelles d’Arles une fois arrivés, de partager à propos des conférences auxquelles on ne peut assister. La petite assemblée numérique survivra à la fin des Napoleons et même à l’été. A ce moment-là, il sera judicieusement rebaptisé « Napoleons, morte saison ». Les Napoleons nous auront liés.

Dans les voitures, je croise des visages plus ou moins familiers. Gilles Finchelstein -qui dirige la Fondation Jean Jaurès- a l’air vraiment gentil. Des journalistes de France Info sont interviewés dans un cadre qui me rappelle les encarts derrière lesquels on plaçait les marionnettes au spectacle. Mathias Vicherat -Directeur Général Adjoint de la SNCF- porte des Furlane, les fameux chaussons vénitiens qui rendent tout le monde “beau comme un italien”.

Luc Barruet -qui a fondé Solidarité Sida, admiration éternelle et Mathilde Oliveau – qui a notamment rédigé la Commission Attali parlent d’un film sur le flamenco que douze personnes (dont nous trois, il en reste donc neuf) ont vu. Je ne les connais pas mais je les aime déjà.

Bercée par tout ça et l’énergie que j’allais déployer pendant trois jours pour rencontrer tous les autres passionnants que je ne connaissais pas, je crois qu’à un moment j’ai dormi. Et qu’encore embrumée j’ai marché -hagarde- vers un wagon où l’on m’a fait déguster (oui, à ce stade on dit déguster) du chocolat de chez Pierre Marcolini. Il est 15h, nous ne sommes pas encore arrivés et je réalise que le chocolat au réveil de la sieste est un cadeau de Dieu. Rien ni personne ne pourra me l’enlever.

Je me souviens alors qu’à peine débarqués et enchapeautés nous traversons la ville. Vu du ciel, une assemblée de fourmis à valise à roulettes et badges autour du cou qui se disperse dans les rues vers leurs hôtels avant l’ouverture officielle, dans peu de temps, au Théâtre Antique. La chanteuse Juliette Armanet, ventre arrondi, y fait ses balances.

Nous la verrons en concert le soir. La Directrice de la Fondation Vincent Van Gogh évoque dans un semi-brouhaha l’exposition « Soleil chaud, soleil tardif » qui réunit Picasso, Monticelli, Calder, Chirico et d’autres. Dans sa bouche, ils sont « les modernes indomptés ». Je me dis que la formule colle à l’assemblée qui là, tout de suite, se rafraîchit de champagne. Je les regarderai tout le reste de la soirée, danser, chanter sur les paroles d’Armanet et des Brigitte.
J’avais raison.

Je me souviens que le lendemain, le réveil (plus facile que les suivants) a tout de suite été marqué par la curiosité. Qu’allaient donner ces conférences ? Qu’allais-je apprendre sur la vérité, le thème de l’année ? Autant le dire tout de suite, il y a dans la prise de décision des conférences auxquelles on va assister dans la matinée cette impression de Choix de Sophie. Cette peur de rater quelque chose, “Fear of Missing Out” (Fomo) pour faire un peu plus moderne et un peu moins sordide. Ai-je fait le bon choix ?
Je ne pourrai assister qu’à celle-là. Tant mieux, tant pis.

A 9h, je retrouve donc le visage de Gilles Finchelstein. Alexandre Kouchner (qui modèrera avec panache chaque fois que je l’y verrai) met tout de suite les pieds dans le plat. Il rappelle que dans le monde de Trump c’est la « perception des gens qui prime ». Le Président américain -qu’a priori, ici, personne ne soutient s’exprime souvent ainsi : « Many people » « feel that ». Les chiffres seraient-ils alors la seule source de vérité à lui opposer ?

Finchelstein rappelle que quand il y a mauvaise foi, il y a toujours de la difficulté à toucher la vérité, même avec des chiffres. Il raconte une vieille blague anti-soviétique.
Trois prisonniers du goulag discutent :

– Pourquoi t’es là toi ?
-Je suis arrivé en retard et j’ai été condamné pour sabotage industriel.
-Et toi ?
-Oh, moi je suis arrivé en avance et j’ai été condamné pour espionnage.
-Et toi ?
-Ben moi, je suis arrivé à l’heure à l’usine.
-Et alors, pourquoi t’es là ?
-J’ai été condamné pour conformisme petit bourgeois.

Quoi qu’il arrive, il y a complot. D’ailleurs, au moment précis où il racontait cette blague et où je prenais des notes, ma chaise longue s’est pliée. Me clouant au sol. La seule de la terrasse sur une soixantaine. J’y ai vu un complot. Je n’ai pas entendu la fin de la blague. J’ai demandé, plus tard, à Gilles Finchelstein de me la raconter. Il l’a fait avec un grand sourire. J’avais dit qu’il était sympa.

Je me souviens qu’après ça je suis allée assister à “l’intimité est-elle morte ?” comme on va au bûcher. Il était 9h50 et l’avocat Mathias Chichportich a dit “Nous sommes nos propres tyrans”. Il a rappelé aussi que le pouvoir réel commençait là où le pouvoir de garder des secrets débutait. Nous étions là, tous avec nos iPhone (la plupart avait déjà un X, ne me demandez pas pourquoi), avec un drone au-dessus de notre tête. Il a aussi posé cette question : Est-ce que la confiance qu’on peut faire aux gens dépend de la méconnaissance que l’on a de leur vie ?

Je n’y ai pas répondu depuis mais elle m’a beaucoup hantée.

J’aurais pu demander à Cécile Alduy si elle liait “confiance” et “secret” ? Professeur à l’université de Stanford, elle décortique le langage, les mots, les discours. Dans ses analyses, elle a beaucoup travaillé sur les campagnes électorales. Elle a noté que si la sécurité était un point de clivage entre droite et gauche, à partir de janvier 2015, « on ne parle plus du tout de liberté ». Charlie c’est la matinée où le mot “sécurité” écrase tout le reste. Par ailleurs, la culture « personne » n’en parle. Et cela n’a rien à voir avec les attentats, unfortunately.

Elle a aussi remarqué que depuis 2016, outre d’autres changements, Jean-Luc Mélenchon a décidé d’arrêter l’utilisation du mot « gauche », qu’entre 2015 et 2017 la personne qui parlait le plus de l’égalité hommes/femmes était Marine Le Pen. « Mais uniquement dans un contexte où est évoqué l’islam, l’islamisme, jamais de manière progressiste ou pour évoquer les droits reproductifs ou les luttes salariales. »

Au premier rang, la Présidente d’Image 7, Anne Méaux écoute, acquiesce. Les deux femmes partagent ce goût de la langue et du discours. Alduy sait ainsi que Nicolas Sarkozy disait souvent « ça ». Que François Hollande éprouvait une réticence à utiliser le « je » préférant le « on » et le « nous ». Ce qui faisait de lui un « Président absent de son propre discours ». Les mots, parfois…
Elle a aussi abordé les émotions. Et dans ce domaine, c’est forcément Emmanuel Macron qui emporte le morceau des pensées positives.
Est-ce comme ça qu’on provoque chez soi la baraka ?

Je me souviens que plus tard quelqu’un a en tout cas osé un jeu de mots. Il fait 30 degrés ce soir-là dans les arènes (ressenti 50) et Mathias Vicherat a passé les derniers mois à voir la réforme de la SNCF passée “sur le grill”. Il a dû lutter contre des rumeurs de « prime charbon », de privatisation. Il jure que pour retrouver la vérité, il n’y a qu’une solution : informer, informer, informer. Sortir de la communication au profit de l’information. Alors, parfois quand il n’est pas sur un plateau de matinale de radio, à démonter les fake news des uns et des autres, il se demande si lui-même a gardé la même vérité que quand, plus jeune et engagé, il écrivait un livre sur le rap. Pour ça, il a deux boussoles : se demander s’il est utile et relire Michel Foucault chaque semaine (la vérité ici, est que j’ai oublié la deuxième boussole).

Et nous, que retiendrons-nous de cette réforme de la SNCF dans l’histoire ? Qu’elle faisait suite à tout un tas de réformes de régimes spéciaux et découlait naturellement de l’action des gouvernements successifs ? Qu’elle n’aurait eu aucune chance d’aboutir sans le soutien du gouvernement actuel ? Que la SNCF se savait « backée » par Macron, malgré les grèves et que ce n’était pas du tout le cas en 1995 ? Notre cerveau agira avec cet épisode comme en tout dans l’Histoire. Une sorte de mémoire sélective que l’historien et Directeur de Recherche au CNRS Denis Pechanski, appelle «l’entonnoir mémoriel ». L’exemple le plus récent : les attentats de 2015. “Nous sommes à deux ans et demi, trois ans des attentats. Que reste-t-il dans notre mémoire collective ?” interroge-t-il ? Le 13 novembre. Et du 13 novembre que reste-t-il ? Le Bataclan. Il n’a pas tort. Il faut nous obstiner à ne pas oublier les autres. A l’inverse, les politiques et les médias ont le pouvoir de re-créer l’histoire. « Jean Moulin est inventé en 1964 » ose-t-il. « Avant ça, il n’est pas un personnage majeur de la mémoire collective des français ». Après le discours de Malraux, il n’y a guère plus que lui.

Je me souviens aussi que l’ancien Bâtonnier et avocat Pierre-Olivier Sur, arrivé avec la colo par le train, a fait un aller-retour dans la journée pour défendre un client et être là devant nous à 20h. Il a tout de suite rappelé que dans le serment d’avocat, on parlait de probité, de conscience, d’indépendance mais pas de vérité. Qu’il n’en était pas question dans le Code Pénal non plus. Je me souviens que dans son sillage, pour développer sur la vérité, Bruno Le Maire s’est lancé sur le mensonge. Qu’il n’a pas hésité à être cash, assez vite : “En mentant, François Fillon a entraîné la défaite -voire la mort de la droite.”

Je me souviens que je ne m’attendais pas à être un jour émue par l’ex-PDG d’Air France-KLM. Pourtant, quand le lendemain matin, Vincent Edin qui interrogeait Jean-Marc Janaillac, a attaqué en lui disant « Nous nous sommes quittés en janvier dernier à Val d’Isère, vous disiez « la réforme d’Air France ? Même pas peur ! ». Aujourd’hui vous n’êtes plus à la tête du groupe, que s’est-il passé ? » j’ai frissonné. Je me souviens m’être fait la réflexion que les Napoleons osaient et nous offraient sur un plateau ceux qu’on avait envie d’entendre sans langue de bois et en one to one. Air France et la SNCF avaient secoué notre année (nos week-ends aussi, c’est vrai), ils étaient là, représentés. Alors quand Janaillac a répondu “C’est clair, c’est un échec. On a sous-estimé le malaise de l’entreprise” j’ai instantanément remisé ma haine des grèves. Je me souviens aussi que l’émotion permet de mieux retenir les chiffres. J’ai passé l’été en sachant (et en disant souvent, chacun ses vacances) qu’un jour de grève chez Air France coûtait 25 millions d’euros à l’entreprise.

J’ai beaucoup repensé aussi à Patrick Touron, de l’Institut de Police Criminelle. L’homme en uniforme du séjour. Celui qui s’est occupé de la disparition de la Princesse de Galles. Son insistance pour que les experts restent des experts, les réponses scientifiques des réponses scientifiques. Il a partagé ce sentiment d’être parfois instrumentalisé par les magistrats, dans la recherche de la vérité, pour avoir une confirmation de leur idée. Alors que partout et tout le temps “l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence”. Il nous a aussi raconté, de manière plus légère, l’histoire de cette femme qui a demandé le divorce car une personne de 50 kg s’était pesée sur sa balance connectée à 1h du matin à Paris alors qu’elle était en déplacement à New York et son mari seul chez eux à cette heure avancée de la nuit. La preuve de l’infidélité est arrivée directement sur son téléphone portable. Il a suffi d’une capture d’écran. (Note pour plus tard : ne pas acheter de balance connectée.)

Je me souviens qu’avant la dernière soirée (déjà) tout le monde a vadrouillé dans Arles pour parcourir les Rencontres de la photographie. On ne pouvait décemment pas rentrer à Paris sans avoir vu les expositions. Nous sommes des gens cultivés, vous savez. De toute façon, on dirait qu’on avait tout vu ou presque. On peut mentir avec beaucoup de sincérité, paraît-il. C’est Cécile Alduy qui me l’a dit.

Je me souviens de la chaleur des Ateliers, de Sophie Calle et Édouard Baer qui n’étaient pas aux Napoléons mais traînaient par là, de la déception de l’exposition de Gilbert & George, de la beauté des photos de Robert Frank et Raymond Depardon. Je me souviens d’avoir visité l’exposition majeure « The train » sur le dernier voyage de Robert F. Kennedy avec un des responsables du magazine de photo Fisheye et un auteur dont je venais de lire le livre sans le savoir.

Je me souviens que le dernier soir tout le monde avait l’air un petit peu plus fatigué qu’au début du séjour mais tellement plus heureux (et intelligent). Je me souviens que dans un cadre incroyable -le Théâtre Antique- en pleine conférence de clôture, quelqu’un a dit « on a une chance folle d’être là».

Je me souviens que l’ancien PDG de Radio France Matthieu Gallet était assis au premier rang, à ce moment-là. Il aurait dû être au centre de l’arène mais le sort en a décidé autrement. Je me souviens que dans son chino beige et ses petites baskets blanches, il était encore plus élégant qu’en costume, en applaudissant celle qui venait de lui succéder à la tête du groupe. Je me souviens que Sybile Veil, justement, a raconté qu’une vidéo virale du Pape François appelant à voter Trump avait été vue plus de 800 000 fois. Que c’était un fake. Et que la vidéo dévoilant la supercherie et démontant le hoax n’avait été vue, elle, que 30 000 fois. Les fake news sont plus fortes que le réel. Je me souviens qu’elle a utilisé l’expression “fermes à trolls” et que je m’étais dit qu’à la fin de l’été, j’irais bien voir à quoi ça ressemblait. Je ne l’ai pas fait.

Je me souviens que Mounir Mahjoubi et Adélaïde Bon m’ont touchée dans ma chair. Chacun dans leur genre -avec des histoires totalement différentes- m’ont conduit à la conclusion que les témoignages personnels avaient aussi leur place dans ces talks.

Je me souviens que le Secrétaire d’Etat a rappelé que la vérité était « un truc de bourgeois ». Que face à la dispersion des rumeurs, il fallait un temps et un effort fous pour aller rechercher la vérité. Je me souviens qu’il a évoqué le prix des choses et la fracture numérique. Je me souviens que cette semaine-là il faisait la une de “Paris Match” avec son petit ami.

Je me souviens que l’écrivain Adélaïde Bon a raconté l’histoire d’un parcours judiciaire, d’une amnésie traumatique, de l’intentionnalité du mal et de la reconstruction d’une petite fille meurtrie. Je me souviens de l’avoir trouvée belle d’une beauté rare et d’avoir commandé son livre sur Amazon, là dans l’arène, avec sa voix qui chevrotait dans tous les coins. Je me souviens qu’à cet instant précis, les nuages formaient des traînées magnifiques dans le ciel. Que les étourneaux donnaient un ballet comme on n’en voit que dans le Sud.

Je me souviens que je me suis dit que c’était quand même dingue d’écouter ces gens, leurs maux, leurs mots, au milieu d’autant de beauté. Je me souviens que les Napoleons prenaient bientôt fin et que j’étais assez bluffée. Je me souviens que le soir il s’est mis à pleuvoir, qu’on a trinqué et hurlé dans un parking sans que je puisse en dire plus. Je me souviens que Georges, un monsieur de la pub qui fait le buzz, a proposé un « after » qui n’a jamais eu lieu. Ou peut-être que oui, mais je n’y étais pas.

J’étais sans doute en train de réfléchir et de trouver cette formule : « Je me souviens ». Non, Georges Perec n’a rien inventé. Est-ce vrai ? C’est ma vérité.

Et si on se retrouvait à Arles en juillet pour se créer encore plus de souvenirs ensemble… et les transmettre ? Inscrivez-vous !


Lisa Vignoli est journaliste et auteure. À l’école de Journalisme de Lille (ESJ) où elle a étudié, il y avait cet exercice d’écriture -son préféréqui s’ appelait « choses vues », mélange de détail et d’essentiel (équilibre comme la vie, qu’elle a tenté de retrouver en Arles, 7 ans plus tard). Après des débuts en politique au sein de l’hebdomadaire Marianne, elle a parlé culture à la télévision (Canal + et Itélé). Aujourd’hui indépendante, elle publie enquêtes et portraits dans la presse (M le magazine du Monde, Vanity Fair, Grazia et d’autres). Son premier roman «Parlez-moi encore de lui » a paru en mai dernier, aux éditions Stock.

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