Edito

Drôle d’ambiance

By Pascal Béria

Depuis le temps qu’on pensait la viralité réservée à quelques buzzwords ou autres malwares, reconnaissons que cette histoire de coronavirus nous a pris par surprise. 

Ce mot, encore inconnu à l’heure où nous nous souhaitions nos vœux de bonne santé, s’est invité en quelques semaines dans la marche du monde, reléguant aux calendes toutes nos urgences du moment. Et pour cause. On craignait pour nos libertés face aux montées des populismes. C’est un virus qui s’est chargé de vider les stades, fermer les écoles, déserter les cafés, bloquer les transports, ébranler les marchés et verrouiller les frontières. Belle performance. C’est aussi lui qui nous gardera donc consignés dans nos habitations, coincés dans un épisode de Walking Dead pour une durée indéterminée, en attendant des jours meilleurs. 

Malgré ses relents millénaristes, ce méchant virus est pourtant bien de son temps. Il n’y a qu’à constater sa vitesse de propagation au rythme d’une économie mondialisée et sa capacité à répandre son lot de désinformations plus rapidement que le virus lui-même. Sans parler d’Internet, qui s’apprête à prendre une place encore plus déterminante dans nos relations sociales, désormais « distantes » par nécessité. Aux Napoleons, nous sommes de ceux qui pensent qu’à quelque chose malheur est bon et qu’une crise sanitaire de cette ampleur pourrait aussi présager d’une opportunité pour notre avenir

Notre mise en quarantaine généralisée nous fait prendre conscience de la fragilité de cette économie de la commodité qu’on pensait inéluctable. Cette parenthèse, que nous espérons la plus courte possible, nous apprend qu’il n’existe aucun déterminisme dans notre système. Sortir de cette crise se fera ensemble, par la responsabilité individuelle et la détermination collective. Chacune de nos actions, désormais soumise à conditions, nous oblige à réfléchir à ses conséquences. A innover et adopter des attitudes raisonnées. C’est une leçon que nous ne devrons pas oublier lorsque nous reviendrons au business as usual. Avec cette crise sans coupable, le monde s’offre une pause et respire un peu. Profitons-en pour reconsidérer nos priorités et changer notre logiciel de pensée.

En attendant, prenez soin de vous. Et avant de tous vous retrouver, pour de vrai et en forme à Arles, on vous embrasse virtuellement. C’est déjà ça…

Article extrait de la newsletter « The Napoleons Report » – 017


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