Gouverner, tout un programme…

Gouverner. Voilà bien un terme qui, aussitôt énoncé, s’avère être sujet de discorde. Gouverner, dans l’esprit des gens, s’entend trop souvent sous son seul prisme politique. Mais gouverner, c’est aussi piloter, contrôler, régir, organiser, anticiper, maîtriser, prendre soin et innover.

Bref, c’est un sujet bien trop sérieux pour le laisser au seul champ politique. C’est bien ce thème dans sa nature la plus kaléïdoscopale que nous avons décidé de traiter lors de notre prochain sommet des Napoleons, qui se tiendra à Val d’Isère du 12 au 15 janvier prochain. 

Tout doit-il, peut-il être gouverné ? L’innovation technologique constante interroge aujourd’hui notre capacité réelle à tout gouverner. Existerait-il alors des champs qui n’ont pas besoin d’être gouvernés par les hommes ?. Quelles sont les règles qui régissent les nouveaux territoires que constitue l’espace ? Comment administrer ce qui n’a pas de propriétaire ? Quel droit y appliquer ? Quelle constitution ? Même question pour le cyberespace et ce qu’il faudra apprendre à appeler le « métavers », cet univers en expansion qui abrite des univers virtuels mais qui ne vont pas tarder à poser des questions de souveraineté bien réelles. Au-delà de l’approche technicienne, les innovations technologiques, hyperespace et métavers le prouvent, posent les mêmes enjeux de gouvernance et les mêmes questions de souveraineté qui restent à résoudre.

La démocratie ou la participation est-elle (toujours) la meilleure manière de gouverner ?

Gouverner ne consiste plus à représenter le peuple mais à essayer de parler à chaque individu. Or, il y a quelque chose de contradictoire dans le fait de chercher à « gouverner les individualités ». Peut-on imaginer un gouvernement démocratique sans chef  ?  Aussi, gouverner reste une histoire d’incarnation. L’aventure d’un homme ou d’une femme qui porte un projet et parfois finit par s’y confondre.

Cette réflexion sur le mode de représentation se décline naturellement dans le monde de l’entreprise. Où en est-on des rêves holacratiques et des entreprises participatives ? Comment nous renouveler pour ne pas avoir à renoncer à toute forme de participation et d’engagement de la part des citoyens et de nos collaborateurs ?

Gouverner interroge également la question du pouvoir et du contre-pouvoir. Ces contre-pouvoirs sont aussi l’affaire de personnages de l’ombre qui nourrissent bien des fantasmes et autant de questions. Qui sont-ils et quels sont leurs vrais pouvoirs ? Sont-ils des acteurs du débat ou des manipulateurs dangereux ? 

Quels sont les nouveaux récits pour gouverner ? 

Gouverner réclame un récit auquel il convient de se rattacher. Les discours fixent un cap, portent les idées, marquent une époque et assoient l’autorité de celles ou ceux qui les portent. Les récits eux, incarnent les utopies. Le prochain récit sera-t-il écologique ? Technologique ? Spirituel ? Virtuel ? Extra-terrestre ?

On le voit donc, gouverner n’est pas qu’une histoire de pouvoir. C’est plus largement une manière de repenser nos idéaux, de construire notre société et le monde de demain, d’innover en somme. Toutes ces questions, et bien d’autres, nous ont conduit à poser la thématique de GOUVERNER pour animer notre prochain sommet, qui se tiendra à Val d’Isère du 12 au 15 janvier. Nous serons alors à trois mois d’une échéance électorale majeure pour la France et sans doute déjà dans la confrontation de celles et ceux qui ambitionnent d’incarner ce que gouverner veut dire.

C’est-à-dire, pour reprendre l’analogie maritime, nous amener à bon port. Reste à savoir lequel…

Oups!

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